L’indépendance de la Guinée proclamée le 02 octobre 1958 a été la conséquence du « NON » historique lors du référendum du 28 septembre de la même année. Ce jeudi 28 septembre 2023, les guinéens célèbrent le 65e anniversaire de ce référendum.
À cette occasion, notre rédaction est allée à la rencontre d’un compagnon de l’indépendance, résidant dans la préfecture de Dabola au quartier Heremakono secteur Gare. Il s’agit du doyen Soriba Bangoura, officier d’exécution à la retraite.
Du haut de ses 91 ans, l’homme révèle la complicité entre le camarade Ahmed Sékou Touré et son compagnon Saïfoulaye Diallo avant d’appeler les guinéens à l’union.
«S’il y avait quelqu’un qui connaissait bien les filières de l’indépendance, c’était Sékou Touré et Saïfoulaye Diallo parce qu’il n’y avait aucun pays indépendant autour de nous où on pouvait nous référer. Depuis le départ, Saïfoulaye Diallo a plus souffert parce qu’il a fait la prison en Haute Volta (actuel Burkina Faso), au Niger et en Mauritanie. C’est là-bas qu’il est tombé malade. au Niger, il a pris les 300 bougies et les a fait monter en plein midi. Les gens ont pensé qu’il est devenu fou. On lui a demandé, qu’est-ce que c’est que ça, il a dit que c’est une lumière qui vient de s’éclater en Afrique qui s’appelle le RDA et qui va libérer l’Afrique… Il fallait qu’on arrive à se libérer. Mais jusqu’à présent le Guinéen ne sait pas s’il est libéré oui ou non. On est miné par une inconscience qu’on ne peut pas qualifier. Or, c’est dans bonne éducation qu’on peut réussir, pas en se bouffant les nez. Je demanderai aux guinéens, qu’ils se disent une seule chose. Dieu nous a facilité tout. On doit se donner la main pour faire réussir ce pays. Tout ceux qui mèneront le racisme en Guinée, il faut les éliminer parce qu’ils ne veulent pas l’unité. C’est grâce à l’unité qu’on a obtenu l’indépendance. Vous la génération montante, ne suivez pas les sottises des vaurien. Vous n’avez rien à perdre. Cultivez vous, aimez votre pays, aimez tous ceux qui tournent autour de vous. Je demande qu’on resserre les rangs comme par le passé », a lancé le doyen lors d’un entretien qu’il bien voulu nous a accordé.
